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LE TRAVAIL DE L'ARGILE

DE L'ARGILE A LA TERRE CUITE

L’argile, élément de base pour la production de la Terre cuite d’Impruneta, est extraite des carrières à ciel ouvert, près d’Impruneta, localité proche de Florence, entre les vallées des torrents Ema et Greve.

La zone d’extraction est limitée - environ 200 kilomètres carrés - par conséquent la valeur de ce matériau extrait est remarquable.
Géologiquement il appartient à l’ensemble chaotique d’origine allochtone ; plus simplement il s’agit de terrains constitués de marnes calcaires et d’argiles écailleuses, limités à certaines zones d’Impruneta et de Greve.

Parmi les composants chimiques les plus particuliers il faut citer l’oxyde de fer qui permet la coloration du produit cuit en un rouge caractéristique, les sels et carbonates de calcium qui donnent au produit manufacturé fini des caractéristiques de perméabilité et de porosité, particulièrement importantes pour les récipients en terre - vases de jardin, pots de fleurs - mais aussi pour les jarres d’huile, puisqu’ils empêchent les stagnations d’eau et donnent au contenu une bonne aération.

L’argile extraite, conservée au soleil, doit être sélectionnée et séparée des nombreux matériaux à éliminer.
Cette opération ne peut être que manuelle. Grâce à la mouture faite avec des machines lourdes on obtient une poudre plus ou moins granuleuse qui est passée au crible et mise dans un silo.
Mais le terrain argileu seul ne suffit pas à rendre si connue la terre cuite de Impruneta dans tout le monde.
Dans chaque phase se mêlent et collaborent les quatre éléments d’auprès la philosophie aristotélicienne: la terre, au moment de la purification, c’est à dire quand on élimine chaque impurété. Ensuite, après la mouture, on obtient une poudre en éliminant tous les petits cailloux et les petites pierres qui se trouvent dans le terrain argileu.

Grâce au gâchage le terrain argileu, transformé en pudre est uni à l’eau.

L’air est nécessaire pour faire sécher le produit avant de le cuire; après avoir modélé la terre, les produits manufacturés sont éxposés à l’air dans un climat doux et chaud, où dans des lieux véntilés et aérés. Il est fondamental que la terre ne contient plus d’eau avant de la cuire dans le four.

Enfin le feu, pour cuire la terre à l’intérieur de fours, aliméntés à gaz métane: lorsque le moment est venu les produits manufacturés sont entassés dans la chambre de cuisson du four, l’un sur l’autre mais séparés par des supports en matérie réfractaire, c’est-à –dire en utilisant une ancienne technique particulière qui demande beaucoup d’habilité et d’éxpérience. Le cycle de cuisson est composé de deux phases: 22/24 heures sont nécessaires pour amener graduellement la température à 1000 degrés, puis encore 10/12 heures devront s’écouler pour stabiliser la cuisson à une telle température.
L’alimentation du four se fait aujourd’hui au gaz métane. Deux jours seulement après la cuisson il est possible d’enlever les produits manufacturés du four, de les baigner abondamment pour éteindre la chaux à l’intérieur, et de les prédisposer à la vente.

Ces procédures, unies à l’abilité et aux secrets de nos artisans à la Poterie Masini, assurent la résistence des vases dans le temps et aux agents atmosphériques.

LE TRAVAIL DE L'ARGILE

L ’artisan de l’Impruneta travaille l’argile selon une ancienne tradition: à la main et avec créativité. Un vase peut être par exemple modelé comme ”une maquette”: il existe des moules de plâtre, façonnés à leur tour à partir de formes anciennes, sur lesquelles l’argile est étendue et modelée à la bonne épaisseur. Il faut attendre environ un jour pour que le travail sèche bien, puis le moule en plâtre est démonté et le travail de finition est fait à la main.

La méthode de “travail en rond” est une ancienne méthode de travail. Le moule est généralement en terre cuite et l’argile est ajoutée “par colombins” sur l’extérieur ; ici c’est l’homme qui tourne autour du moule et non le contraire comme cela se fait avec le tour. Lorsque la terre est compacte, le produit manufacturé est retourné et, une fois que le moule est enlevé, il est terminé en ajoutant dans un deuxième temps les bords et les décorations.

Bien peu d’artisans sont aujourd’hui en mesure d’appliquer la technique la plus ancienne et la plus difficile: le “travail de fond”. Cela impressione le spectateur d’assister à la création, à partir d’une boule d’argile, d’un objet de dimensions parfois importantes, tels qu’une jarre ou un pot. Il n’y a pas de moules, mais seulement des dessins avec les dimensions (hauteur et largeur); le produit manufacturé cro”t de 10/15 centimètres par jour et il faut même quelques semaines avant de le terminer.

Notre itinéraire virtuel à l’intérieur de la poterie se termine ici.

C’est simple! - pensions-nous en entrant - un peu d’argile, un peu d’eau...

Mais notre impression est maintenant différente: la technique et la créativité, la tradition, le temps qui s’écoule lentement entre les diverses phases de travail - si l’artisan ne sait pas attendre la terre cuite, celle-ci n’arrivera jamais sur l’aire de la poterie!

Notre sentiment est qu’un vase, un pot, une fontaine, ne sont ni plus ni moins qu’un morceau de l’histoire de l’homme.